Atelier de stop motion, entre enfants, à partir de 8 ans
Inscription obligatoire : publics@betonsalon.net
Séance d’arpentage collectif
Un programme inspiré du cinéma transcorporel de Sandra Lahire
conçu par Lotte Arndt, Maud Jacquin et Émilie Renard.
Avec Myriam Bahaffou, Vincent Enjalbert, Victorine Grataloup, Simon Ripoll-Hurier, Kyveli Mavrokordopoulou, Aram Lee, Elena Lespes Muñoz, Basyma Saad
Et des films de Karel Doing, Barbara Hammer, P. Staff, Ana Mendieta, Adrian Kahgee / Odeimin Runners Club, Elke Marhöfer avec Mikhail Lylov, Alisi Telengut, Ana Vaz.
En partenariat avec l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA : Histoire culturelle et sociale de l’art.
Un programme inspiré du cinéma de Sandra Lahire
conçu par Lotte Arndt, Maud Jacquin et Émilie Renard
du 11 au 15 juin 2026
avec Myriam Bahaffou, Vincent Enjalbert, Victorine Grataloup, Simon Ripoll-Hurier, Kyveli Mavrokordopoulou, Aram Lee, Elena Lespes Muñoz, Katerina Thomadaki, Basyma Saad
Et des films de Karel Doing, Barbara Hammer, P. Staff, Ana Mendieta, Adrian Kahgee / Odeimin Runners Club, Elke Marhöfer avec Mikhail Lylov, Alisi Telengut, Ana Vaz.
Ce titre, extrait du poème Lettre d’amour (1960) de Sylvia Plath, défait la frontière entre corps et matière vivante : le je devient tour à tour animal, minéral et liquide. Cette image transcorporelle résonne profondément avec le cinéma de Sandra Lahire et pourrait tout aussi bien s’appliquer à la pellicule elle-même.
L’œuvre de Lahire nous offre un point de départ pour penser collectivement – avec des artistes et chercheur·euses invité·es, des publics participants et l’équipe du centre d’art – notre exposition commune, et pourtant différenciée, à diverses formes de toxicité. Depuis cet endroit de vulnérabilité partagée, il s’agit de construire des formes de concernement et de solidarité avec les autres, humains et non-humains, au sein d’un environnement qui nous constitue.
JEUDI 11 JUIN DE 15H À 21H
« Habiter la dissolution »
Cette expression de Stacy Alaimo nous invite à vivre avec les flux, les matières, les organismes aux effets plus ou moins bénéfiques ou toxiques qui nous traversent. Il s’agit de reconnaître notre porosité radicale à l’environnement, la « transcorporalité » qui nous lie matériellement au monde.
de 15h à 18h
Traduction collective guidée par Vincent Enjalbert d’un chapitre du livre de Stacy Alaimo, Exposed, Environmental Politics and Pleasures in Posthuman Times (2016).
de 19h30 à 20h30
Simon Ripoll-Hurier, Galaxie
Projection-performance
Dans les plaines du Santerre, la ligne horizontale séparant le ciel et la terre donne l’impression d’un paysage-membrane. Et si l’air et le sous-sol étaient ici plus habités qu’on ne le pense ?
VENDREDI 12 JUIN DE 14H À 22H
« Pas seule dans cette grande peau vide. »
Cette phrase est extraite du film Arrows de Sandra Lahire. C’est celle d’une jeune femme souffrant d’anorexie qui exprime le besoin d’être habitée par l’autre, dans sa propre chair. Cet appel à ne plus être seule dans son corps, nous invite à examiner en quoi la reconnaissance de nos vulnérabilités peut fonder une éthique de la relation aux autres et à l’environnement.
14h
Introduction
14h30
Barbara Hammer : « Le film comme un chemin pour m’ouvrir, me rendre vulnérable, donner, partager. »
Introduction par Maud Jacquin à la projection de deux films de Barbara Hammer, A Horse is not a Metaphor, 2008 et Evidentiary Bodies, 2018
15h30
Vulnérabilités et coalitions
Arpentage collectif guidé par Émilie Renard
de 19h à 20h30
« Le sang est un coucher de soleil »
Le titre de ce programme est emprunté à un poème de Sylvia Plath, The Surgeon at 2 AM, (1961), cité dans le film Edge de Sandra Lahire.
Programme de films :
Barbara Hammer, Sanctus, 1990, 19’
P. Staff, Weed Killer, 2017, 16’
Ana Vaz, Atomic Garden, 2018, 8’
Ana Mendieta, Energy Charge, 1975, 1’
Adrian Kahgee / Odeimin Runners Club, Everything is Right Here, 2021, 6’
Alisi Telengut, The Fourfold, 2020, 7’
Karel Doing, A Patriot of these Woods, 2024-25, 10’
Elke Marhöfer avec Mikhail Lylov, Shape-shifting, 18’, 2015
SAMEDI 13 JUIN, DE 14H À 19H30
« Le poumon prolétaire »
Stacy Alaimo emprunte cette image aux biologistes étatsuniens Richard Lewontin et Richard Levin pour témoigner de ce que les oppressions de classe, de race et de genre inscrivent dans les corps. Il s’agira d’examiner les inégalités intersectionnelles d’exposition à la toxicité et d’accès aux soins ainsi que leur invisibilisation.
14h
Introduction
14h30
Kyveli Mavrokordopoulou
Conférence
15h30
Aram Lee et Lotte Arndt, Transcorporeality in Toxic Times
Conférence-performance (en anglais)
16h30
« Outside Gets inside »
Arpentage collectif guidé par Elena Lespes Muñoz
17h30
Projection du film de Basyma Saad, Kink Retrograde (2022) suivi d’une discussion entre Basyma Saad et Victorine Grataloup
« Des éponges par leurs baisers emportent mes lichens. »
Il sera question de pratiques de continuité matérielle comme fondement d’une relation éthique au vivant.
Ce titre est extrait d’un poème de Sylvia Plath, The Stones, cité dans Edge.
19h
Myriam Bahaffou, Composter l’ego, un acte politique nécessaire ?
Conférence
LUNDI 15 JUIN, DE 19H À 21H
Au mk2 Bibliothèque x Centre Pompidou
« Plutonium Blonde »
Projection des quatre films de Sandra Lahire sur les ravages du nucléaire :
Terminals (1986), Plutonium Blonde (1986), Serpent River (1989), Uranium Hex (1987)
avec Maud Jacquin et Katerina Thomadaki
atelier de traduction collective et d’écriture en présence des artiste Lou Rappeneau et Vega Royer-Gaspard
Inscription obligatoire : dykefag4fagdyke@gmail.com
retour sur les archives de l’exposition de Candice Lin, « A Hard White Body » (2017) à Bétonsalon, en présence de Lotte Arndt, curatrice.
Sur réservation : taxitram@tram-idf.fr
Atelier de poésie, entre adultes
Inscription obligatoire : publics@betonsalon.net
Arpentage d’archives collectées par Dominique Dehais
« Cœurs irradiés »
Un atelier d’écriture proposé par Manon Barbe
sur inscription : publics@betonsalon.net
Création de suminagashi, en famille, à partir de 5 ans
Inscription obligatoire : publics@betonsalon.net